20 ans déjà!

ON A PAS TOUS LES JOURS 20 ANS!

Les samedi 21 et dimanche 22 septembre 2019

Château de Bosc

Domazan (30)

L’actualité brûlante des dernières décennies nous a amené à choisir cette thématique :

« Dérèglement climatique : plantes médicinales en danger ! »

14h30 : Ouverture de ces journées-anniversaire par le parrain de l’évènement, Patrice de Bonneval, et présentation des intervenants.

14h45 : Amanda Jullion : 20 ans déjà – De Villeneuve-les-Avignon à Domazan, en passant par Pondichéry.

15h : Philippe Desbrosses : Santé des sols : santé des plantes.

16h15 : Pause-tisane.

16h30 : Pierre Johnson : Bilan de la biopiraterie mondiale.

17h45 : En cercle, accueil des énergies de l’automne selon la tradition amérindienne, par Claire Jozan-Meisel qui dédicacera son livre Les sagesses du cercle.

18h30 : Un moment de poésie avec la conteuse Marie-Laure Giannetti.

19h30 : Pause-dîner (possibilité de restauration sur place).

20h30 : Concert de musique ancienne du moyen-âge occidental et de musique de tradition persane, avec Monique Assal (voix) et Farshad Soltani (instruments : luth à manche longue, flute roseau et vielle à archer).

Les rendez-vous du dimanche 22 septembre

8h: Qi Gong ee tong pour les matinaux

9h15 : Accueil des participants au Château de Bosc.

9h30 : Patrice de Bonneval : Rébellion et transmission, le combat d’un herbaliste.

10h15 : Docteur Pino Di Maio : Dérèglement climatique : Nouvelles maladies et nouvelles thérapies.

11h : conférence de Laurence Chaber, ethnobotaniste: " l'ethnobotanique de demain"

De 'la nature y pourvoira' au respect conscient.

11h30 : Table ronde : Amanda Jullion, Pierre Johnson et les intervenants de la matinée.

12h15 : Apéro-dégustation-conférence avec Guillaume et/ou Claude Reynaud : La

conversion du vignoble familial aux vins sans sulfites.

12h45 : Repas tiré du sac.

13h45 : Laurence Chaber et Marie-Laure Giannetti : Contes et visite botanique (4€)

16h : Bilan de ces 2 jours par les intervenants et les participants et une tisane pour la

route !

Tarifs : 12€ (pour une demi-journée de conférences) – 20€ (pour deux demi-journées de conférences)

Concert : Participation au chapeau pour les participants aux conférences et aux personnes extérieures.

Concert : Participation au chapeau, pour les participants aux conférences et aux personnes extérieures.

Sans oublier une expo de quelques Sourcières amies!

Informations et inscriptions : [email protected]

Découvrez la biographie de nos intervenants sur notre site https://www.herbaflo.org/Biographies.html

L'équipe du laboratoire Herbiolys sera présente pour présenter toute sa gamme de produits

https://www.herbiolys.fr/fr/

Concert exceptionnel

Samedi 21 septembre 2019

avec Monique Assal et Farshad Soltani

à 20H30

au Chateau de Bosc

Participation au chapeau

Depuis les temps anciens, l'humanité a eu périodiquement conscience qu'elle était menacée et que le monde touchait à sa fin.Ainsi en est-il en ces temps de bouleversement climatique et le colloque des 21 et 22 septembre 2019 en est un des témoins.

Nous inscrivant dans cette thématique, nous vous invitons à rejoindre ce qu'en chantaient les musiciens du Moyen-Age lors d'un concert qui aura lieu dans le cadre de ces rencontres.

La musique ancienne de notre Moyen-Age occidental et celle de la tradition persane se rencontrent pour exprimer la détresse devant une nature qui souffre mais aussi pour vous faire vibrer à tout ce qui renaît, refleurit, resurgit tant la force créatrice ne capitule pas devant la folie des humains.

Le programme est fait de pièces issues de la tradition monastique médiévale chantée par Monique Assal et le lumineux apport instrumental persan au luth, au setar, à la flûte de roseau*, aux percussions jouées par Farshad Soltani , rencontre de deux mondes en vue d'un nouveau monde.

Monique Assal

Mezzo

Cocreatrice de l'ensemble vocal in Via

Monique Assal sera accompagné par Farshad Soltani, musicien Fondateur du groupe Soltani, avec Ava(voix)et Darius Soltani(percussion)

Sefar : luth a manche longue

Ney : flûte roseau

Kemenche: vielle à archer

https://www.chateau-de-bosc.com/

Depuis la fête des 10 ans de l'association, le Château de Bosc à

Domazan(30)nous reçoit dans son parc de sculptures.

Merci à Simone et Claude Reynaud pour leurs chaleureux accueil.

En 2010 avec Philippe Desbrosses,Patrice de Bonneval

Gap. et Amanda Jullion lors des 10 ans de l'association

"Les Herbes Sourcières"

déjà en juin 2015 Jean Marie Pelt nous alertait sur la disparition croissante, et inquiétante, des animaux et des plantes durant les 20 dernières années; il déplorait l'attitude de la politique environnementale mondial

Gap.et Amanda Jullion avec des "Sourcières et sourciers"(Champsaur)

pendant 10 ans ont organisé les stages "Plantes médicinales & QI Gong"

Qi Gong & Plantes en Alsace à Mitzach chez Isabelle & Jean Luthringer

Pendant les 10 premiers années de l'association, Pierre Lieutaghi est venu,tous les ans ,à Villeneuve lez avignon,là où l'association est née.

Sur la photo il est entouré de Phanuelel Mognetti fidèle"Sourcière" et de "Monsieur Grenade",Jean Claude Peretto.

Souvenirs des "3emes Rencontres"

28 & 29 AVRIL 2018

La 3eme édition

des "Rencontres sur la Transmission des Savoirs

&

Savoir-Faire sur les Plantes Médicinales

"ACCUEILLIR LES REMÈDES DU MONDE"

Conférences:

Emmanuel Nossin

https://salon-livre-martinique.mq/auteurs/emmanuel-felix-nossin

Ateliers

Contes

Musique du monde

Tisanerie et autres agapes végétales

ATELIERS PARIS 2018

"Le Corps et les Plantes Médicinales"

avec Philippe Bonnaud

(médecin ostéopathe)

http://osteomedecin-luberon.com/

& Amanda Jullion(herboriste)

Lieu des cours: Espace Thibaud au 5 rue Thibaud Paris 14e (métro Alésia)

LES DATES DES 4 WEEKENDS 2017 ET 2018

LE SAMEDI 11 ET LE DIMANCHE 12 NOVEMBRE 2017

LE SAMEDI 13 ET LE DIMANCHE 14 JANVIER 2018

LE SAMEDI 23 ET LE DIMANCHE 25 MARS 2018

LE SAMEDI 5 ET LE DIMANCHE 6 MAI 2018

500 EUROS POUR LES 4 ATELIERS

Atelier 1* : EAU. La respiration - la globalité - habiter son corps la squelette l’architecture du corps - Rein / vessie - l'ouïe - 11 et 12 Novembre 2017

Atelier 2* : TERRE. Appareil nutritif –Intersaison- Rate / Estomac -Pancreas - les chairs - fonction nerveuse - le toucher - 13 et 14 Janvier 2018

Atelier 3* : BOIS. Appareil locomoteur Foie / VB les muscles /tendons - le mouvement - la vue - 23 et 25 Mars 2018

Atelier 4* : FEU. Appareil circulatoire –Les hormones - le go Atelier 3 août - la joie - 6 et 6 Mai 2018

*Se joindront à nous alternativement: un kinésithérapeute, une acupunctrice, une masseuse et un maître Qi Gong

Frais pédagogiques : 500 EUROS POUR LES 4 ATELIERS

Le stage est limité à 8 participants, merci de confirmer votre inscription par retour de mail (y compris si vous avez contacté Amanda séparément) et de faire parvenir à l’adresse ci-dessous unchèque d’acompte de 50 euros à l’ordre de ASPM - Association pour la Sauvegarde de Plantes Médicinales avant le 15 Septembre.

Pour les inscriptions :nous écrire email:[email protected]

Tel: 0769986817

Souvenirs automne 2017

Stage en Provence

L'Hypnose

et les Plantes Médicinales du Sommeil et du stress

avec Christine Dionnet (hypnothérapeute) et Amanda Jullion (herboriste)

28 et 29 octobre 2017

à Domazan (Gard)

Par une modification de l'activité cérébrale, l'hypnose permet, entre autres, de baisser son niveau de stress, d'activer différemment le réseau de la douleur, de mieux gérer ses émotions. Grâce aux exercices proposés, vous pourrez également mieux intégrer les bienfaits des plantes médicinales. Vous n'êtes pas sans savoir que notre état de santé est intimement lié à notre vécu émotionnel. C'est pourquoi, dès le samedi matin, vous pourrez participer à un atelier " gestion des émotions". Le samedi soir, vous apprendrez les bases de l'auto-hypnose, afin de prolonger chez vous les effets bénéfiques du stage. Enfin, pour profiter au maximum des enseignements de l'herboriste, l'atelier du dimanche matin vous permettra de vous mettre mentalement et corporellement en résonance avec les plantes le plus bénéfiques pour vous

Présentation de l' intervenante:

Christine DIONNET, Orthophoniste, Psychologue, Hypnothérapeute titulaire du Certificat d'Hypnose Clinique. Formée à l'Hypnose depuis 13 ans, Christine DIONNET a été une des premières orthophonistes à utiliser l'hypnose dans le cadre des rééducations orthophoniques. Cette approche a été particulièrement bénéfique dans la rééducation de la voix, et dans le traitement des troubles de l'apprentissage chez l'enfant. Actuellement, Christine DIONNET se consacre uniquement à l'Hypnothérapie. Outre la prise en charge de patients en séances individuelles, elle organise régulièrement des ateliers de groupe.Retrouve son sur profil LinkedIn.

SOUVENIRS

un weekend de rêve!

"Qi Gong Ee Tong & Plantes Médicinales avec vue"

les 1,2 et 3 septembre 2017

avec Gap.et Amanda Jullion

Notre stage annuel a eu lieu

dans un gîte tenue par Sylvie Teveny à la Roche Guyon .

Une vue à couper le souffle sur les bords de Seine avec un lever du soleil exceptionnel.

Comme chaque année notre duo a permis de découvrir les mouvements du Qi Gong matin et soir et la journée la confection des remèdes de la fin de l'été

Visite du jardin du Château de La Roche Guyon

Visite du jardin du Château de La Roche Guyon

cueillette du souci

7h14 lever du soleil et méditation en mouvement

INFOS:[email protected]

Souvenirs estivales de l'Ile d'Yeu

Emilie, la bergère-herboriste

Interview d'Amanda Jullion

Un après-midi du mois d’août caniculaire, je suis à Ker Poiraud sur l’Ile d’Yeu, un verre de sirop de rhubarbe à la main. J’aime la richesse mêlée des odeurs de plantes aromatiques et de laine qui parfument la salle d’accueil aménagée à l’entrée de cette bergerie.  

Emilie, notre bergère-herboriste s’accorde une pause, son jeune fils sur les genoux, les deux autres ne sont jamais loin (leur Papa et le grand-père non plus). Elle est détendue en répondant à mes questions, nous sommes pourtant à quelques heures de la transhumance. Sa journée a commencé dès l’aube, au marché de Port Joinville. 

Cette brune pétillante a passé son enfance sur cette île de l’Atlantique, aux dolmens et aux menhirs mystérieux. Rochers, plages, embruns et vagues, ont bercé sa jeunesse, dans un environnement digne d’une saga de Victor Hugo ou d’Alexandre Dumas, avec vue sur le port et les grands phares. C’est donc peu étonnant que l’appel du large ait emporté l’adolescente de 15 ans pour un tour du monde d’une année, sur le célèbre bateau école « la Fleur de Lampaul ». Elle dit volontiers que cette expérience l’a façonnée et a chassé la timide jeune fille introvertie qu’elle était, lui donnant l’assurance d’avoir moins peur de changer sa vie, de décider d’orientation de carrière très radicales.

Après des études de Master en biologie, en Espagne et en Italie, elle poursuit un Master en communication scientifique à Marseille. Un temps animatrice de radio, elle reprend ensuite la l’élévage familiale avec l’objectif de réintroduire une race de moutons en voie de disparition : le Solognot. Elle passe pour cela le BPREA : Brevet Professionnel de Responsable d'Exploitation Agricole. Elle a le précieux soutien financier et logistique du réseau « Terre de Liens ».

 De retour sur « l’île aux moutons », un des surnoms de l’Ile d’Yeu, l’élevage d’ovins se révèle ne pas suffire pour nourrir ses bambins. Elle décide de produire des fruits rouges. Elle se lance dans cette culture maraîchère, en permaculture, pour associer les plantes les unes aux autres, pour les protéger des ravageurs et pour contrer certaines maladies Elle introduit, petit à petit, des plantes aromatiques dans ses cultures, et décide de les vendre fraîches, puis sèches, sous forme de mélanges. Les clients du marché proche sont ravis, lors de la dégustation, ils découvrent avec étonnement que ses herbes ont une saveur incroyable, certainement due au taux de luminosité ici très intense reflété par l’océan. Dotée d’une imagination débordante, avec l’une de ses amies, Emilie crée des mélanges d’herbes aromatiques, aux noms évocateurs qui reflètent les propriétés des végétaux et la transversalité de leurs vertus.

Le premier mélange : « Retour de transhumance » est une tisane du soir, digestive et apaisante avec la mélisse, le souci et l’aneth. Car, après avoir emmené les moutons sur la côte, fait un bon pique-nique et une longue marche du retour, l’infusion se révèle goûteuse et bienvenue.

Avec la seconde tisane : « Tour de l’Île à vélo », menthe et sarriette sont si stimulantes qu’elles donneraient presque aussitôt l’envie de refaire un petit tour !

« Avis de grand frais », la troisième, duo de menthe et de thym, est idéale sur un coup de froid, pour ses vertus antiseptiques.

Ces trois tisanes, et bien d’autres, évoquent limpidement les histoires qui racontent les occasions opportunes d’usage.

Mais au-delà de ces noms bucoliques, c’est le travail de la terre avec les caprices de la météo, les semaines de 72 heures, les paperasses contraignantes et les règles rigoureuses du jeu de l’agriculture biologique, qui prévalent. Les confitures, gelées, sirops, sorbets et les produits frais comme le cassis, les fraises, les groseilles, les framboises, ainsi que les mélanges de plantes aromatiques, sont vendus sous la marque « La Ferme d’Emilie ». Vous noterez son label « Ecocert » acquis dans l’exigence et le sérieux.

Car en amont, et arrière-boutique, beaucoup de contraintes et de contrôles, au minimum deux par année, effectués de préférence avec des contrôleurs différents. Hors de question, lorsqu’une herbe vient à manquer d’aller la chercher chez le voisin ou bien de l’importer du continent ! Tous les ingrédients des produits doivent sortir du champ de récolte de la ferme. Notre agricultrice disciplinée m’explique que justement le mélange « Nager sans bouée » victime de son succès, était en rupture de stock. Le basilic était nécessaire à l’ajout de mélisse ? Les clientes attendront que la récolte 2017 la rende disponible.

D’ailleurs l’année prochaine des pestos d’herbes viendront s’ajouter à la gamme de produits de cette ferme vendéenne innovatrice. Qui n’oublie pas pour autant son orientation initiale : les produits ovins et les vêtements fabriqués avec la laine des moutons.

Je quitte à regret cette chaleureuse famille en souhaitant partir avec eux, une autre fois, pour la transhumance. Et pour m’imprégner un peu plus encore de ce beau moment de partage auprès d’Emilie, ainsi que des bleus intenses de l’océan tout proche, je vais boire bien fraîche sa tisane « L’air de la mer ».

Le premier mélange : « Retour de transhumance » est une tisane du soir, digestive et apaisante avec la mélisse, le souci et l’aneth. Car, après avoir emmené les moutons sur la côte, fait un bon pique-nique et une longue marche du retour, l’infusion se révèle goûteuse et bienvenue.

Avec la seconde tisane : « Tour de l’Île à vélo », menthe et sarriette sont si stimulantes qu’elles donneraient presque aussitôt l’envie de refaire un petit tour !

« Avis de grand frais », la troisième, duo de menthe et de thym, est idéale sur un coup de froid, pour ses vertus antiseptiques.

Ces trois tisanes, et bien d’autres, évoquent limpidement les histoires qui racontent les occasions opportunes d’usage.

Mais au-delà de ces noms bucoliques, c’est le travail de la terre avec les caprices de la météo, les semaines de 72 heures, les paperasses contraignantes et les règles rigoureuses du jeu de l’agriculture biologique, qui prévalent. Les confitures, gelées, sirops, sorbets et les produits frais comme le cassis, les fraises, les groseilles, les framboises, ainsi que les mélanges de plantes aromatiques, sont vendus sous la marque « La Ferme d’Emilie ». Vous noterez son label « Ecocert » acquis dans l’exigence et le sérieux.

Car en amont, et arrière-boutique, beaucoup de contraintes et de contrôles, au minimum deux par année, effectués de préférence avec des contrôleurs différents. Hors de question, lorsqu’une herbe vient à manquer d’aller la chercher chez le voisin ou bien de l’importer du continent ! Tous les ingrédients des produits doivent sortir du champ de récolte de la ferme. Notre agricultrice disciplinée m’explique que justement le mélange « Nager sans bouée » victime de son succès, était en rupture de stock. Le basilic était nécessaire à l’ajout de mélisse ? Les clientes attendront que la récolte 2017 la rende disponible.

D’ailleurs l’année prochaine des pestos d’herbes viendront s’ajouter à la gamme de produits de cette ferme vendéenne innovatrice. Qui n’oublie pas pour autant son orientation initiale : les produits ovins et les vêtements fabriqués avec la laine des moutons.

Partir, pour mieux revenir…et réussir ! La vie d’Emilie ressemble à celle d’une héroïne des temps anciens. Mais ici, sur Oya, « les oiseaux ne se cachent pas pour mourir », ce sont plutôt les moutons, qui ont fini par faire apparaître et donner vie à une riche profusion de plantes aromatiques."

Amanda Jullion Aout 2016

1. très médiatisé par les documentaires télévisés de Charles Hervé-Gruyer.

2. https://www.terredeliens.org/

3. http://www.ecocert.fr/

4. L'île d'Yeu, jadis Augia et Insula Oya au VI siècle, ad Oiam insulam au XI siècle

http://www.lafermedemilie.fr

Plaidoyer pour l'ortie!

J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,

Parce qu'on les hait ;

Et que rien n'exauce et que tout châtie

Leur morne souhait ;

Parce qu'elles sont maudites, chétives,

Noirs êtres rampants ;

Parce qu'elles sont les tristes captives

De leur guet-apens ;

Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;

Ô sort ! fatals noeuds !

Parce que l'ortie est une couleuvre,

L'araignée un gueux;

Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,

Parce qu'on les fuit,

Parce qu'elles sont toutes deux victimes

De la sombre nuit...

Passants, faites grâce à la plante obscure,

Au pauvre animal.

Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,

Oh ! plaignez le mal !

Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;

Tout veut un baiser.

Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie

De les écraser,

Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,

Tout bas, loin du jour,

La vilaine bête et la mauvaise herbe

Murmurent : Amour !

« Les Contemplations » de Victor Hugo (1802-1885)

Une petite visite sur le site de Pensées sauvages, pour découvrir en vidéo et dans un article des infos sur la précieuse ortie!

Découvrez le site internet "Pensées Sauvages" vous retrouverez régulièrement les articles et les vidéos de la Présidente de notre association:Amanda Jullion

Souvenirs Atelier Hildegard

Samedi 10 et dimanche 11 février 2018

Où est le petit épeautre?

La Pizza à l'épeautre avec les blettes du jardin de Marianne

Souvenirs d'automne 2015

DIMANCHE 11 octobre 2015

"Les Plantes médicinales de l'automne"

le matin cueillette et transformation

et préparation du repas du midi.

et dans l'après midi visite jardin Giverny.

magnifique journée en Normandie

Entre cueillette et préparation:

achillée,ortie,châtaignes,noix,mélisse,romarin,capucine et calendula

et visite du jardin de Giverny:

Une pensée pour Jean Marie Pelt qui nous a quitté le 23 décembre 2015. Nous gardons tous une pensée émue de sa conférence du 19 juin dernier à Villeneuve lez Avignon. Il nous reste sa voix sur les ondes de France Inter et ses écrits...transmettons comme lui le respect du végétal et de la Biodiversité.

Souvenirs des

2e Rencontres sur la transmission

des savoirs et savoir-faire sur

les plantes médicinales

 Le Vendredi 19 juin 2015 à 19h30 :

La conférence de Jean-Marie Pelt

« Les explorateurs

naturalistes autour

du monde »a eu lieu sous le chapiteau avec un auditoire attentif aussi à Philippe Desbrosses

"Depuis la renaissance l’intérêt pour la nature s’est fortement manifesté et nombreux sont les explorateurs qui dans leurs périples autour du monde ont ramenés de leurs voyages des plantes qui ont grossis les collections des musés et conservatoires.

Banks, Linné, de Jussieu Darwin, , Bougainvilliers, Monnot .Ils ont souvent explorés au péril de leurs vies d’ou beaucoup d’anecdotes émouvantes et périlleuses."Jean Marie Pelt.

Le ton des 2e rencontres était donné par Jullien Allègre qui nous a charmé au son du hang

Pour le samedi 20 JUIN 2015

"Les écrits restent...

... ou l’influence des auteurs

et des ouvrages dans l’apprentissage

et la transmission de l’herboristerie."

"Les naturalistes du passé illustraient admirablement par leur dessin les plantes dont ils nous entretenaient. Suivi la photo et aujourd'hui internet!Nous sommes donc sensés nous rapprocher plus encore de la réalité vivante des plantes. Mais est-ce si sûr ? Celui qui jadis les mettaient

en scène avec ses crayons ou ses gouaches partageaient des heures durant, leur intimité.Tout est dans le regard et les plantes livreront toujours leur beauté à ceux qui les aiment !"

Programme pdf à télécharger cliquez ici

Samedi 20 juin 2015 :

ateliers - débats

éditeurs - dédicaces

exposants

Philippe Desbrosses1

Patrice de Bonneval2 lors des journées sur la transmission "des Savoirs et Savoir faire sur les Plantes médicinales" en juin 2011 à Domazan(30)au Château de Bosc

1 Philippe Desbrosses, agriculteur, docteur en sciences de l’environnement (Université Paris VII) et écrivain est un des pionniers de l’agriculture biologique en Europe. Il fut à l’origine de la création de la plupart des mouvements de l’officialisation de l’agriculture biologique et présida la Commission nationale du Label AB jusqu'en 2007. Chargé de mission auprès du Ministère de l'Agriculture et expert consultant auprès de l'Union européenne, il copilote un chantier du Grenelle Environnement dont l'objectif est le triplement des surfaces cultivées en Bio en cinq ans et l'introduction de 20 % de produits biologiques dans la restauration collective. Il est membre du comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot et membre du Conseil d'administration du CRIIGEN (Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique), présidé par Corinne Lepage.

2 Patrice de BONNEVAL

Fondateur de l'Ecole Lyonnaise des Plantes Médicinales. Directeur et responsable général des formations. Docteur en Pharmacie, propriétaire-gérant de l'Herboristerie de Bonneval ex-Croix-Rousse à Lyon. Enseigne la phytothérapie, l'aromathérapie. Auteur de « L’Herboristerie, Manuel pratique de la Santé par les plantes », « Manuel pratique de l’aromathérapie au quotidien », « Fatigue-stress mon amie » et « Faites vos cosmétiques et vos shampoings bio et naturels ».

Un petit mot d'Amanda Jullion

Lire… Ecrire… Décrire… Dessiner… Photographier… Editer… Enseigner… Apprendre…

Transmettre… Comprendre ?

« Pouvez-vous me dire quel est le meilleur livre pour commencer mon apprentissage des plantes médicinales ? »

C’est la question la plus fréquente dans les salles de cours et les sentiers de cueillette ; je ne sais jamais quoi

répondre… La biodiversité des livres sur le sujet est immense. Un ouvrage va plutôt mettre en avant la

botanique, l’autre une utilisation endémique avec des plantes introuvables et puis celui-là est un festival

de photos avec des indications trop succinctes.

Mais soudain, au détour d’un vide-grenier, vous trouvez un vieux livre cabossé du siècle dernier, des herbes séchées laissées en mémoire vous émeuvent… Et les mots de l’auteur, un botaniste rêveur ou une herboriste passionnée vous donnent envie de boire un élixir oublié !

Ces deuxièmes rencontres sur la « Transmission des Savoirs et Savoir Faire sur les Plantes Médicinales » sont l’occasion de rencontrer des auteurs, de partager nos coups de coeur… Oui « Les écrits restent »… Mais ne nous enferment-ils pas dans des clichés ou des façons de pratiquer qui ne sont plus adaptés au XXIe siècle ? Ou bien sont-ils les gardiens de la mémoire de nos ancêtres qui soignaient avec une grande précision ?

Voici quelques textes que j’ai cueillis dans le grand herbier de ma bibliothèque pour vous donner envie de nous rejoindre et partager les vôtres.

* Présidente de l’association « les Herbes Sourcières »

texte 1

Jean-Marie Pelt -

A propos de son enfance : les jardins d’innocence

« Mais un certain mysticisme demeure à l’évidence inscrit dans les gènes familiaux : n’avait-on point trouvé, un soir tard, mon grand-père en extase au milieu d’un plant de tomates ?

Flottant entre ciel et terre dans ce « jardin d’innocence », observateur admiratif collé aux pas mesurés

de mon grand-père, je passais ma petite enfance en parfaite entente avec le jardin et son jardinier.

Aucun trouble, aucun conflit ne pertubaient le calme déroulement des jours qui s’égrenaient au son

de l’angélus et des cloches du village ; j’étais un bambin immergé dans l’harmonie universelle de la vie, dont l’enfance évoquait

singulièrement celle de l’humanité en ce jardin d’Eden dont chacun garde à sa manière le souvenir. J’y connus une sorte de

bonheur absolu que jamais plus la vie ne m’offrit par la suite, comme si mon expérience résumait cette histoire que relatent

justement de manière similaire la Bible et le Coran qui, l’une comme l’autre, font naître l’homme dans un jardin.

Un jardin planté « de tout arbre bel à voir », de « vignes et de palmiers » mais, « au milieu du jardin, il y avait l’Arbre de Vie,

et l’Arbre qui permet de distinguer le Bien comme le Mal »».

texte 2

Hildegarde de Bingen - A propos de

Calendula officinalis famille des Astéracées

« Le souci est froid et humide et possède une grande vertu naturelle, efficace contre

le poison. Celui qui mange du poison ou à qui on en a donné fera cuire le souci dans

de l’eau et, après avoir pressé l’eau, il le posera ainsi, chaud, sur son estomac ;

le poison se ramollira et sera éliminé. Que cet homme chauffe aussitôt un bon vin et

qu’il y mette une quantité suffisante de souci, il réchauffera ainsi le vin et comme il a

pris du poison il boira ce vin tiède, et il mouchera ce poison par le nez ou le crachera avec

l’écume de sa bouche ; un homme dont la tête est « squameuse » détachera la partie

molle du lard, il détachera aussi la couenne, et jettera le tout et gardera le dur

qu’il pillera avec le souci dans un mortier ; il s’en enduira la tête et les squames

tomberont et sa tête redeviendra belle ».

Extrait du livre « Hildegarde de Bingen - Une vie, une oeuvre, un art de guérir en âme et en corps »

d’Ellen Breindl.

Editions Dangles 1994 - page 244

texte 3

Ed Grimand

« Losque revient le printemps, lorsqu’arrive ce moment solennel et radieux de l’année où tout

palpite et frissonne, en attendant ce renouveau chanté par les poètes d’autrefois ; alors

que les plus épaisses natures ne peuvent se défendre d’un sentiment de sourde

allégresse en revoyant les hirondelles, en respirant ce parfum des premier Lilas qui

semble vous réveiller au coeur tout un clavier de fibres endormies, le botaniste, lui,

est envahi par une joie indéfinissable.Il se sent rempli d’une tendresse presque émue

pour les plus insignifiantes fleurettes d’avant-garde, pour le plus pauvre Mouron, pour

la plus petite Drave printanière qui sous une feuille sèche, dresse sa tige liliputienne.

Ils reviennent, tous ces amis qui, les années précédentes, lui ont parlé la langue

muette, mais expressive, que lui seul comprend.

Les voilà, cette éclatante Ficaire qui, la première, parsème de clous d’or la verdure

indécise, et la Pulmonaire, plus timide, qui cherche les broussailles, et la douce Violette,

et la Primevère multiflore, et la charmante Anémone des bois qui, dans les taillis solitaires, étoile,

de ses blanches corolles, la couche ternes des feuilles mortes ».

Extrait du livre « La plante Botanique simplifié » de Ed. Grimard - Paris Bibliothèque d’éducation et de récréation

J .Hetzel et C° - 1880 - Dans l’introduction - page vj.

texte 4

Pierre Lieutaghi

A propos du romarin : Rosmarinus officinalis - famille des Lamiacées

« L’éternel printemps chanté par Mignon a des témoins végétaux indubitables.

Ces garants des hauts privilèges méditerranéens, négligeant l’été où nul ne cherche

confirmation de la persévérance du beau temps (été dont la plupart des plantes

méridionales, doit-on le rappeler, se méfient), choisissent de fleurir pendant les mois

où le reste de l’Europe se perd dans la grisaille. On a déjà vu l’épanouissement à

contre-saison des ajoncs de Provence, arbousier globulaire.

Le romarin, lui, ne revendique même pas l’effet de surprise puisque, à quelque saison

que ce soit, il est rare de ne pas rencontrer au moins quelques fleurs dans ses peuplements,

si ce n’est au plus fort des chaleurs*. Il affirme ainsi qu’il y a bien, quelque part

sur le Vieux Continent, un printemps infini, ou presque ».

Extrait du livre « Petite ethnobotanique méditerranéenne »

Actes Sud 2006-page 265.

*de juillet à septembre, le romarin des milieux naturels est habituellement sans fleurs. Dès les

premières pluies d’automne, grâce aux feuilles toujours vertes, la fonction chlorophylienne se

réactive et l’arbrisseau ne tarde pas à refleurir. Son printemps ininterrompu dure donc de neuf

à dix mois.

texte 4

Bianca et Alain Saury

À propos de l’ail : Alium sativum - famille des Liliacées

« Vers 1700, pendant une épidémie de peste à Marseille, des voleurs rançonnaient

impunément les maisons des mourants, immunisés par « de l’ail confit dans du vinaigre ».

C’est l’origine du « vinaigre des quatre voleurs », une recette bien connue en Syrie depuis des

millénaires et que Boaz recommandait dans la Bible à ses moissonneurs. C’est au Moyen-Age

que les croisés ramènent l’ail en France. Aujourd’hui l’ail est toujours celèbre comme en

témoigne ces vers de l’écrivain marseillais Joseph Méry :

« Tout ce qui porte un nom dans les livres antiques,

Depuis David, ce roi qui faisait des cantiques

Jusqu’à Napoléon, Empereur du Midi,

Tout a dévoré l’ail, cette plante Magique,

Qui met la flamme au coeur du héros léthargique

Quand le froid le teint engourdi. »

Extrait du livre « Se nourrir, se guérir aux plantes sauvages »

L’Ecole Buissonnière TCHOU 1977 - page 26.

Souvenirs de la récolte de l'arnica

juillet 2014 en ALSACE

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